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FEDE célèbre la Journée internationale des femmes et des filles dans la science

  • Photo du rédacteur: Fede Ml
    Fede Ml
  • 13 mai
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 juil.

Une femme en blouse blanche tient une tablette sur un pont en bois, savane en arrière-plan, bio-motif numérique flottant, ambiance sereine.
Une scientifique en blouse blanche utilise une tablette pour analyser des données numériques au milieu de savanes africaines, illustrant l'intégration de la technologie moderne dans la recherche environnementale. © Image Généré par Gémini


Chaque année en février, le monde célèbre la Journée internationale des femmes et des filles dans la science.


Cette journée n’est pas seulement commémorative : elle est un appel à l’action. Car le progrès scientifique ne peut être ni juste, ni durable, ni complet tant que la moitié de l’humanité reste sous-représentée dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la technologie.



Les femmes ont, en réalité, toujours contribué aux avancées scientifiques même lorsque leurs contributions ont été invisibilisées, minimisées ou attribuées à d’autres. De Marie Curie à Katherine Johnson, de Wangari Maathai au Pr Rokia Sanogo, ainsi qu’aux chercheuses africaines contemporaines, les femmes ont prouvé que le génie n’a pas de genre.


Femmes scientifiques: Marie Curie, Katherine Johnson, Rokia Sanogo. Laboratoires en arrière-plan, ambiance historique et africaine.
Pionnières scientifiques : Marie Curie, Katherine Johnson et Pr Rokia Sanogo symbolisent l'héritage mondial et africain dans la recherche scientifique. © Image Généré par Gémini

En Afrique, de nombreuses femmes scientifiques travaillent chaque jour à améliorer la santé, l’agriculture, l’environnement, l’éducation et les technologies, souvent dans des conditions difficiles, avec peu de moyens, mais avec une détermination remarquable. Au Mali, comme dans de nombreux pays africains, les filles font encore face à des obstacles structurels tels que : les mariages précoces, les grossesses en milieu scolaire, la pauvreté, les normes sociales, le manque de modèles féminins visibles dans les sciences, un accès limité aux ressources éducatives et numériques. Car trop souvent les sciences sont perçues comme « des domaines réservés aux garçons », tandis que les filles sont orientées vers d’autres parcours, non par manque de capacité, mais par manque d’opportunités et de confiance encouragée.


Pourtant, l’Afrique – et le Mali notamment – compte des femmes scientifiques, ingénieures, chercheuses, médecins, biologistes, agronomes, mathématiciennes et expertes en technologies qui contribuent activement, et parfois dans l’ombre, au développement de leurs communautés. Ces femmes travaillent dans les universités, les centres de recherche, les ONG, les hôpitaux, les laboratoires, les ministères et les organisations internationales. Elles mènent des recherches sur la santé maternelle et infantile, la sécurité alimentaire, l’énergie, et l’environnement. Et elles prouvent chaque jour qu’en Afrique, les femmes ne sont pas seulement des bénéficiaires du progrès scientifique : elles en sont aussi des actrices majeures, tenaces et dévouées.


Carte futuriste de l'Afrique avec circuits lumineux. Villes comme Lagos et Nairobi marquées. Texte: "Potentiel technologique de l'Afrique".
Carte numérique illustrant le potentiel technologique de l'Afrique avec des points lumineux représentant des hubs technologiques clés dans des villes comme Lagos, Nairobi, et Le Caire. © Image Généré par Gémini

De ce fait, encourager les filles à aimer les sciences dès le plus jeune âge est une responsabilité collective qui commence à l’école avec une éducation inclusive, des enseignants formés à lutter contre les stéréotypes de genre, des programmes scolaires valorisant les contributions des femmes scientifiques africaines ; et des environnements scolaires sûrs pour les filles. Cela passe aussi par la famille, qui joue un rôle déterminant dans l’orientation, le soutien et la confiance accordée aux filles. Car une fille qui s’entend dire qu’elle en est capable, développe, en grandissant, une force intérieure que rien ne peut arrêter.


Cependant, l’encouragement ne suffit pas sans conditions structurelles favorables. Il faut des politiques publiques ambitieuses, des bourses pour les filles dans les filières scientifiques, des espaces de recherche inclusifs, ainsi que des environnements professionnels respectueux et équitables.


Trois personnes dans un champ de maïs. Une femme agenouillée discute avec un homme accroupi. Arrière-plan rural et ciel bleu.
Trois agriculteurs discutent des meilleures pratiques de culture dans un champ de maïs en pleine croissance, mettant en valeur la collaboration rurale. © Image Généré par Gémini

Dans un monde confronté à des défis majeurs – crises sanitaires, insécurité alimentaire, conflits, inégalités sociales – nous avons besoin de toutes les intelligences. L’Afrique, et particulièrement le Mali, ne peut se permettre de se priver du potentiel de ses filles. Chaque fille exclue, privée ou contrainte à choisir une autre voie à cause des stéréotypes, est une solution perdue, une innovation manquée, un avenir compromis.


Car les femmes scientifiques ne changent pas seulement la science, elles transforment les sociétés. Elles inspirent des générations, redéfinissent les rôles sociaux, ouvrent des chemins là où il n’y en avait pas et construisent des ponts entre savoir, justice sociale et développement durable.


En cette Journée internationale des femmes et des filles dans la science, rendons hommage aux scientifiques maliennes et africaines qui, souvent dans l’ombre, font avancer la recherche, sauvent des vies dans des conditions rudes, nourrissent des populations, protègent notre planète et façonnent l’avenir à leur rythme.


Jeune femme souriante tenant un prototype, portant des lunettes de sécurité. Atelier STEM actif en arrière-plan, ambiance créative.
Une fille dans un labo avec un robot. © Image Généré par Gémini

Célébrons les filles curieuses, audacieuses, passionnées qui osent rêver grand dans des contextes parfois hostiles.


Et surtout engageons-nous – gouvernements, familles, institutions, organisations, médias et citoyens – à bâtir un monde où chaque esprit, sans distinction de genre, a la liberté de chercher, de créer, d’innover et de contribuer pleinement au progrès.



« Pour que chaque femme ait une place juste et équitable dans le Monde du 21è siècle ! »

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